La surface des choses

Dialogue aveugle d'images à mots et de mots à images, entre Vincent Muir et Baptiste Moussette.

Jul 13
Je les observais courir en petits bonds agiles

De terres fraîches en pointes d’allégresses

Et leurs veines aimantes pulser une douceur d’argile

De la porte battante je les observais se donner à la promesse

 

Je les observais parcourir ce moment intime et muet

Caresser une durée fuyante à l’effigie d’Orphée et d’Eurydice

Et sur ton dos frêle dansait doucement l’ombrelle d’une fin d’été

De la porte battante je les observais et ton dos nu en était le délice

 

Je les observais tendre au voyage ainsi est le sentiment à la couleur

Saisir un blanc, prémices d’une faim et y lover ton souffle chaud

Dans l’étreinte des voies d’un noir ensommeillé lumineux en cette heure

De la porte battante je les observais et j’aurai aimé être le rameau

 

Quand tu me regardais je les observais sourire à l’œuvre filante

Et de ton regard affectueux y naissait de petites rougeurs tant aimées

J’avançais les cueillir à tes mains et les déposais contre la courbure de ta poitrine allante

Et de la porte battante j’observais la mélodie retomber

Légère dans la poussière ensoleillée d’un piano cassé 

 

Je les observais courir en petits bonds agiles

De terres fraîches en pointes d’allégresses

Et leurs veines aimantes pulser une douceur d’argile

De la porte battante je les observais se donner à la promesse

 

Je les observais parcourir ce moment intime et muet

Caresser une durée fuyante à l’effigie d’Orphée et d’Eurydice

Et sur ton dos frêle dansait doucement l’ombrelle d’une fin d’été

De la porte battante je les observais et ton dos nu en était le délice

 

Je les observais tendre au voyage ainsi est le sentiment à la couleur

Saisir un blanc, prémices d’une faim et y lover ton souffle chaud

Dans l’étreinte des voies d’un noir ensommeillé lumineux en cette heure

De la porte battante je les observais et j’aurai aimé être le rameau

 

Quand tu me regardais je les observais sourire à l’œuvre filante

Et de ton regard affectueux y naissait de petites rougeurs tant aimées

J’avançais les cueillir à tes mains et les déposais contre la courbure de ta poitrine allante

Et de la porte battante j’observais la mélodie retomber

Légère dans la poussière ensoleillée d’un piano cassé

 


May 25
Je me disais…
La vie chétive d’une caresse
En son instant…que se passe t-il ?
Peut-être…
Dans la violence d’un visage que l’on cueille
Se niche l’espoir de se recueillir
Pour en amadouer l’écueil
Peut-être… 
Dans l’élan de se donner entière
Elle feint…et brisée en deux
Elle s’accuse
Peut-être encore est-ce moi qui feins
Et acculé…je m’ébranle
Dans l’accusation d’un regard
Je me disais…
Peut-être ne pas chercher à savoir
Est-ce mieux ? Et mieux par rapport à quoi ?
Peut-être juste ressentir
Que c’est difficile…je ne parle pas le pouce…
Peut-être alors ne plus chercher quoi que ce soit
Juste s’inventer au sein d’une brisure

Je me disais…

La vie chétive d’une caresse

En son instant…que se passe t-il ?

Peut-être…

Dans la violence d’un visage que l’on cueille

Se niche l’espoir de se recueillir

Pour en amadouer l’écueil

Peut-être…

Dans l’élan de se donner entière

Elle feint…et brisée en deux

Elle s’accuse

Peut-être encore est-ce moi qui feins

Et acculé…je m’ébranle

Dans l’accusation d’un regard

Je me disais…

Peut-être ne pas chercher à savoir

Est-ce mieux ? Et mieux par rapport à quoi ?

Peut-être juste ressentir

Que c’est difficile…je ne parle pas le pouce…

Peut-être alors ne plus chercher quoi que ce soit

Juste s’inventer au sein d’une brisure


Apr 22
  Quand Petit canard flotte dans le bain, soyez sûr qu’une réflexion se tourne. Loin de l’hautaine raison, c’est celle d’un laisser-aller que procure la chaleur de l’eau. La peau se fripe, imprime la certitude prochaine d’une mort, le bain de petit canard est un repos. Il est dit que l’absolu désintègre et que la finitude incorpore, c’est dire du repos qu’il n’est pas de tout repos. Il s’y passe des choses, un peu comme si nous fermons les yeux, ni noir ni calme, de la nuance mouvementée. Petit canard questionne l’indistinction des formes, c’est l’esprit qui vagabonde, une interaction des couches atmosphériques, ni corps forcé ni sans-corps, Dieu jalouse l’humanité pour cela. Petit canard préfère être seul, il y a des voyages qui ne peuvent pas se faire à deux, mais il arrive aussi que petit canard requiert une présence. Une main baignant dans l’eau, un corps debout ou assis à quelques pas derrière, la présence est transmise par l’élément, c’est l’affirmation en douceur d’un commun. Rien ne se passe, silence, et pourtant…

Quand Petit canard flotte dans le bain, soyez sûr qu’une réflexion se tourne. Loin de l’hautaine raison, c’est celle d’un laisser-aller que procure la chaleur de l’eau. La peau se fripe, imprime la certitude prochaine d’une mort, le bain de petit canard est un repos. Il est dit que l’absolu désintègre et que la finitude incorpore, c’est dire du repos qu’il n’est pas de tout repos. Il s’y passe des choses, un peu comme si nous fermons les yeux, ni noir ni calme, de la nuance mouvementée. Petit canard questionne l’indistinction des formes, c’est l’esprit qui vagabonde, une interaction des couches atmosphériques, ni corps forcé ni sans-corps, Dieu jalouse l’humanité pour cela. Petit canard préfère être seul, il y a des voyages qui ne peuvent pas se faire à deux, mais il arrive aussi que petit canard requiert une présence. Une main baignant dans l’eau, un corps debout ou assis à quelques pas derrière, la présence est transmise par l’élément, c’est l’affirmation en douceur d’un commun. Rien ne se passe, silence, et pourtant…


Mar 25
Coupant la poire en deux, voilà une trogne qui interpelle,
Trogne trônant miss de la haute ! La domination masculine, qu’elle grosse blague !
Miss miss la sorcière s’oblige à transformer l’autre en crapaud,
Avec une telle bouche cela est fort fâcheux, on la chérirait bien d’un pouce !
Miss miss, ne nous fait pas louper le coche, on aimerait bien frôler tes cheveux
 Murmurer un baiser, en adoucir un peu les traits,
On aimerait bien s’y confier à la trogne de miss miss,
Quel malheur de crapaud !       

Coupant la poire en deux, voilà une trogne qui interpelle,

Trogne trônant miss de la haute ! La domination masculine, qu’elle grosse blague !

Miss miss la sorcière s’oblige à transformer l’autre en crapaud,

Avec une telle bouche cela est fort fâcheux, on la chérirait bien d’un pouce !

Miss miss, ne nous fait pas louper le coche, on aimerait bien frôler tes cheveux

 Murmurer un baiser, en adoucir un peu les traits,

On aimerait bien s’y confier à la trogne de miss miss,

Quel malheur de crapaud !       


Mar 24
Par le plus grand des hasards les photos de fesses sont toujours réussies,
Le cadre n’est pourtant pas ce que l’œil garde,
Plutôt le galbe, d’un trait ! Coucher l’expression d’un fessier !
L’autre visage, ainsi nommé, révèle le déhanché du premier,
Les claques ont beau voler, l’opinion se fait toujours en deux points !

Par le plus grand des hasards les photos de fesses sont toujours réussies,

Le cadre n’est pourtant pas ce que l’œil garde,

Plutôt le galbe, d’un trait ! Coucher l’expression d’un fessier !

L’autre visage, ainsi nommé, révèle le déhanché du premier,

Les claques ont beau voler, l’opinion se fait toujours en deux points !


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