Je les observais courir en petits bonds agiles
De terres fraîches en pointes d’allégresses
Et leurs veines aimantes pulser une douceur d’argile
De la porte battante je les observais se donner à la promesse
Je les observais parcourir ce moment intime et muet
Caresser une durée fuyante à l’effigie d’Orphée et d’Eurydice
Et sur ton dos frêle dansait doucement l’ombrelle d’une fin d’été
De la porte battante je les observais et ton dos nu en était le délice
Je les observais tendre au voyage ainsi est le sentiment à la couleur
Saisir un blanc, prémices d’une faim et y lover ton souffle chaud
Dans l’étreinte des voies d’un noir ensommeillé lumineux en cette heure
De la porte battante je les observais et j’aurai aimé être le rameau
Quand tu me regardais je les observais sourire à l’œuvre filante
Et de ton regard affectueux y naissait de petites rougeurs tant aimées
J’avançais les cueillir à tes mains et les déposais contre la courbure de ta poitrine allante
Et de la porte battante j’observais la mélodie retomber
Légère dans la poussière ensoleillée d’un piano cassé



